Retour sur la fondation du CBDCA avec Kevin Hydes

Série du 20e anniversaire du CBDCA

Personnel du CBDCA on octobre 14, 2022

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Entretien tenu dans le cadre de la série sur le 20e anniversaire du CBDCA

Depuis 20 ans, le CBDCA a aidé à introduire des idées et des processus qui soutiennent la transition vers un environnement bâti vert et sans émissions. Une grande partie de ce travail a été menée par des personnes qui ont fait de leur passion pour la durabilité une profession. Kevin Hydes, PDG d’Integral Group est l’un d’entre eux. Dans cette entrevue du 20e anniversaire du CBDCA avec Grace Poltrack du CBDCA, il partage des souvenirs de la fondation du CBDCA et sa perception de l’évolution des mentalités et des paysages.

Vous pouvez regarder la version intégrale de l’interview sur notre chaîne Youtube.

Comment avez-vous été impliqué dans la fondation du CBDCA ?

Il y avait un nombre de personnes impliquées dans la création de ce qui est devenu ensuite le CBDCA., évidemment. Trois d’entre nous vivaient à l’époque à Vancouver : moi-même, Peter Busby et Joe van Belleghem. Joe était un développeur, Peter était un architecte. Lui et moi travaillions ensemble assez souvent à cette époque et c’est toujours le cas. Nous avons obtenu le soutien de l’Institut royal d’architecture du Canada pour aider à créer une série éducative au départ qui nous permettrait de parcourir le pays et de partager en quelque sorte des idées qui, à l’époque, émergeaient avec le mouvement de bâtiment durable et nous avons également obtenu un appui important du gouvernement du Canada, par l’entremise de Travaux publics Canada. Donc, c’était Peter, Joe, Jon Hobbs de l’IRAC et moi. Jon était très présent à cette époque et Bruce Lorimer était à l’époque à la tête de Travaux publics Canada. Nous pensions vraiment que nous pouvions créer une version canadienne de l’USGBC, de l’amener au Canada, de l’adapter et la modifier en lui donnant une identité propre et clairement adaptée au contexte canadien. C’était notre vision..

Quelles ont été les clés de cette collaboration pluridisciplinaire ?

Je pense que ceci est au cœur de l’idée de base. Je suis un ingénieur, un ingénieur professionnel, et je porte fièrement ma bague d’ingénieur, comme nous le faisons tous au Canada. Nous travaillons et concevons des bâtiments avec des architectes et nous les faisons construire avec des entrepreneurs et des sous-traitants et nous avons besoin de clients qui veulent les types de bâtiments qui feront avancer l’agenda. Mais je pense qu’avant le CBDCA, nous étions tous dans nos propres silos, mais l’essence du CBDCA était cette idée d’une coalition des concepteurs, des constructeurs, des finances, des exploitants, des locataires, et des clients. Toutes les personnes impliquées dans l’environnement du bâtiment se réunissent efficacement dans une coalition qui rassemble tous les membres de l’industrie, du gouvernement et des universités. Parce que nous avons toujours besoin de la prochaine vague d’idées de nos collègues universitaires pour stimuler le secteur privé et obtenir le soutien du gouvernement. C’est comme le tabouret à trois pattes du CBDCA.

À l’époque, quelle était la perception des bâtiments écologiques et que pensez-vous qu’elle a évolué entre temps ?

Il y a 20 ans, nous cherchions toujours du leadership en Europe. Je suis originaire du Royaume-Uni, donc je serais toujours intéressé par ce qui se fait en Grande-Bretagne. Nous étions toujours curieux au sujet des Allemands et des Scandinaves et ils semblaient faire avancer les choses à cette époque. Ils le font encore aujourd’hui, seulement en utilisant le mot durabilité, et je pense que ce mot pour moi et pour beaucoup de gens avec qui nous avons travaillé à travers le Canada semblait presque trop ésotérique ou même trop académique dans un sens. Donc, l’idée des bâtiments durables et du Conseil du bâtiment durable du Canada était un peu plus pragmatique, plus concrète. Toutefois, nous avions besoin de ces idées nouvelles et nous devions les encadrer d’un langage qui soit pertinent au Canada, et je pense que l’idée des bâtiments durables était beaucoup plus pratique, pragmatique, et faisable pour les praticiens et les clients à travers le pays. Je pense que cela a aidé a créer un mouvement autour de l’idée qu’il y a quelque chose que nous pouvons réellement faire et donner lieu au au changement.

Comment les personnes ressources et représentants du bâtiment durable de l’époque de la fondation du CBDCA se comparent-ils à ceux d’aujourd’hui ? Comment identifier ceux de demain ?

J’ai fait beaucoup de bénévolat pour le Conseil et pour d’autres organisations au fil des années, et dans ces postes, et je peux dire qu’il est vraiment important que nous ayons des gens prêts, pleins de volonté et surtout capables. Ça sonne comme un vieil adage mais c’est vraiment important. Par être capable, j’entends apprendre, développer, et acquérir des connaissances au fil du temps. Ce serait formidable si nous pouvions cultiver ces caractéristiques au sein des professionnels du secteur. Je pense qu’il doit y avoir une croyance fondamentale, une conviction, que ce soit parmi les membres fondateurs, les dirigeants d’aujourd’hui, ou ceux de demain. Il doit y avoir une conviction fondamentale qu’une personne peut faire la différence et qu’ensemble, nous pouvons faire une grande différence. Le pouvoir de chacun peut être combiné à ceux des autre pour un effort collectif. J’ai l’impression que ca résume bien mon idée.

Dernière question, sur quoi pensez-vous que la CBDCA devrait se concentrer au cours des 20 prochaines années ?

C’est une grande question. La façon dont mon esprit fonctionne est que je pense à deux choses : ce que nous devons faire d’ici 2030 et ce que nous devons faire d’ici, disons, 2050. Ceux sont deux objectifs principaux que nous nous sommes fixés. Je pense que d’ici 2030, nous devons réduire notre carbone de 50 pour cent dans le monde. On n’a plus que huit ans devant nous et c’est une période relativement courte. Et puis bien sûr l’horizon le plus long, 2050, les objectifs sont d’atteindre la carboneutralité, d’avoir un bilan carbone positif ou de faire encore mieux. Donc, je dirais que ce sur quoi nous devons vraiment nous concentrer maintenant, c’est comment nous pouvons atteindre 50 pour cent de nos objectifs en sept ou huit ans. Je crois que c’est possible. Je sais que c’est possible et nous l’avons vu à maintes reprises sur des projets, seulement, nous devons le faire à grande échelle. Donc, nous avons besoin d’un rythme plus soutenu, de pouvoir élargir l’échelle et nous avons vraiment besoin de preuves ou des commentaires pour voir ce qui peut être déterminant à cet égard. Du rythme, une échelle plus large et des preuves seraient mes trois ancres pour que le Conseil puisse bâtir un programme solide a l’avenir.

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