Demandez à l’expert : Hillary Geer

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Hillary Geer est la principale consultante en énergie et WELL AP sur plusieurs projets de grande envergure dans le sud-ouest de l’Ontario, notamment le réaménagement du quartier Baker à Guelph et le centre civique d’Etobicoke à Toronto. Elle est également impliquée dans de nombreux développements résidentiels et commerciaux à haute performance en quête de certifications telles que LEED, Zero Carbon Building – Design Standard, WELL, One Planet Living, Toronto Green Standard et Passive House. Geer plaide activement pour la conception durable à travers des séminaires, des collaborations et en faisant du bénévolat en tant que mentor Emerging Green Professional. Sa solide expérience en mécanique et son engagement en faveur d’une conception respectueuse du climat la conduisent à s’impliquer dans de nouvelles initiatives et à jouer des rôles de direction chez EQ Building Performance, ainsi que dans des collaborations industrielles soutenant l’énergie et la durabilité. Le travail et les efforts de Geer ont été reconnus par le Prix du Leader écologique de l’avenir  2023.

Parlez-nous de votre carrière et dites-nous comment vous en êtes venue à occuper vos fonctions actuelles.

J’ai obtenu un diplôme en génie mécanique à l’Université Queen’s et j’ai dès lors commencé à travailler en conception de systèmes mécaniques. J’ai trouvé que l’industrie de la construction et du bâtiment était très intéressante et dynamique. J’ai toujours eu une passion pour l’environnement et je souhaitais m’intéresser à la conception du bâtiment dans son ensemble. C’est pourquoi je me suis dirigée vers la modélisation chez EQ. J’ai tiré parti de ma formation en mécanique pour comprendre les conceptions complexes et communiquer les exigences de modélisation énergétique d’une manière technique à l’équipe de conception. À partir de là, j’ai voulu en apprendre davantage sur les enveloppes de bâtiment à haute performance pour comprendre le bâtiment dans son ensemble. J’ai maintenant la chance de travailler sur des projets de bâtiment à haute performance où je peux appliquer mon expertise dans plusieurs disciplines.


Parmi les divers projets auxquels vous avez participé, y en a-t-il un qui se démarque et dont vous êtes particulièrement fière?

Le Centre civique d’Etobicoke est un projet marquant dans ma carrière. Il s’agit d’une installation à usage mixte destinée au public qui atteint une efficacité énergétique de niveau 4. J’aime beaucoup travailler sur des projets qui servent à la fois le public et l’environnement. Nous méritons tous des espaces de rassemblement communautaire qui illustrent la performance future des bâtiments et le CCE y parvient très bien. Le projet est complexe, mais j’ai le plaisir de travailler avec une équipe de conception avec qui j’ai déjà travaillé dans le passé, ce qui en fait une expérience formidable et enrichissante.


Quel conseil donneriez-vous à d’autres jeunes professionnels qui souhaitent faire leur marque dans l’industrie du bâtiment durable?

Il y a beaucoup de technologies émergentes et de mots à la mode dans cette industrie en plein essor. Toutefois, je ne pense pas qu’il n’y a qu’une seule solution miracle pour diminuer l’impact de l’industrie du bâtiment sur le changement climatique. Tout est relié et la diversification est déterminante. Gardez l’œil ouvert sur tout.

Vous avez reçu le prix Leader écologique de l’avenir dans le cadre des Prix du leadership et des Prix d’excellence 2023 du CBDCA. Que signifie cette reconnaissance pour vous?

C’est tout à fait extraordinaire. Je suis tellement reconnaissante d’avoir reçu ce prix et je remercie toutes les personnes qui ont présenté ma candidature. Ce prix valide mes huit dernières années de travail dans l’industrie. Il montre que si l’on est réellement passionné par notre travail, on peut vraiment réussir de bien des manières que je n’aurais jamais cru possibles.

Question de DIALOG, le commanditaire du prix : Quel est le plus grand défi de l’industrie du bâtiment durable actuellement, et quel changement aimeriez-vous voir se produire pour relever ce défi?

Je considère que l’impact de l’électrification et des bâtiments sur les réseaux électriques est l’un des plus grands défis à l’heure actuelle. À mesure que nous électrifierons nos bâtiments (neufs et existants), la charge globale sur le réseau et la demande de pointe augmenteront et pourront se déplacer de l’été à l’hiver. La plupart des réseaux ne sont peut-être pas prêts pour relever ce défi sur le plan des infrastructures renouvelables ou à faibles émissions de carbone.
Ce que j’aimerais, c’est que les exigences des programmes de tierces parties ou les exigences des municipalités mettent l’accent sur la demande de pointe. Il est difficile de quantifier les économies pouvant être réalisées sur la demande de pointe, mais je crois que si nous commençons à nous y intéresser davantage dès maintenant, nous pourrions être en mesure d’établir des cibles mesurables dans quelques années.

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