Un rapport du CBDCa recommande une stratégie de rénovation nationale pour réduire de 51 pour cent les émissions des grands bâtiments


Tous les Canadiens tireront avantage des recommandations qui pourraient réduire de 21 millions de tonnes les émissions de carbone d’ici 2030, aider le gouvernement à atteindre ses objectifs en matière de changement climatique et faire croître l’économie

OTTAWA (ONT.) et VANCOUVER (C.-B.) – le 20 septembre 2017 – Un nouveau rapport publié aujourd’hui par le Conseil du bâtiment durable du Canada (CBDCa) offre une feuille de route détaillée pour la réduction des émissions de gaz à effet de serre des grands bâtiments comme les tours de bureaux, les centres récréatifs, les hôpitaux, les arénas et les écoles du pays. Intitulé A Roadmap for Retrofits in Canada (seulement disponible en anglais), le rapport du CBDCa présente des recommandations pour rénover les grands bâtiments, ce qui contribuera à réduire les émissions de GES d’au moins 30 pour cent (ou 12,5 millions de tonnes[1]) d’ici 2030, avec un potentiel de réduction pouvant même atteindre les 51 pour cent, soit 21,2 millions de tonnes.

La feuille de route fournit aux autorités publiques et à l’industrie un plan ciblé pour générer les plus grandes économies de carbone provenant des bâtiments et faire croître l’économie propre du Canada.

Préparé par WSP pour le CBDCa, ce rapport met de l’avant les recommandations présentées dans le rapport Les bâtiments comme solutions au changement climatique publié par le CBDCa en 2016. Il analyse comment le type, les dimensions et l’âge des grands bâtiments, ainsi que les sources d’énergie et l’intensité carbone des réseaux électriques régionaux du Canada peuvent influer sur l’efficacité énergétique et les émissions de carbone. Le rapport identifie les bâtiments qui offrent le plus grand potentiel de réduction du carbone et recommande des mesures de rénovation particulières pour chaque province qui portent sur une combinaison de la remise en service[i], les rénovations en profondeur[ii], les énergies renouvelables[iii] et le remplacement des combustibles[iv].

Parmi les principales conclusions du rapport, mentionnons les suivantes :

  • Le rapport conclut qu’il est possible de réduire de 30 pour cent (et peut-être même de 51 pour cent) les émissions des bâtiments d’ici 2030 et se concentrant un nombre ciblé de bâtiments qui offrent le plus grand potentiel de réduction du carbone.

  • Les bâtiments, et notamment les immeubles de bureaux, les centres commerciaux, les universités et les arénas construits entre 1960 et 1979 dans toutes les provinces du pays constituent la classe d’âge qui offre les plus grandes possibilités de réduction des émissions totales de carbone.

  • L’Alberta et l’Ontario sont les provinces qui ont le plus grand potentiel de réduction des émissions, car elles sont celles qui émettent actuellement le plus de carbone en raison de l’intensité carbone du réseau électrique de l’Alberta et du nombre élevé de grands bâtiments en Ontario.

  • Toutes les provinces devront prioriser la remise en service des grands bâtiments (d’une superficie de 25 000 à 200 000 pieds carrés) et les rénovations en profondeur des bâtiments plus âgés (plus de 35 ans) pour atteindre la cible. Ces deux mesures réduiront les émissions collectives totales de 4,1 MT d’équivalent CO2, ce qui correspond à 62 pour cent de la réduction nécessaire.

  • Il faudra remplacer les combustibles dans 20 pour cent des bâtiments de plus de 35 ans au Canada. Actuellement, le remplacement des combustibles est particulièrement attrayant pour les provinces dotées de réseaux électriques propres comme la Colombie-Britannique, le Manitoba, le Québec, le Nouveau-Brunswick et Terre-Neuve-et-Labrador. Dans ces régions, il faudrait consentir un effort important pour accroître l’adoption de la technologie efficace des thermopompes. Cette mesure réduira les émissions de 1,6 MT d’équivalent CO2, ce qui correspond à 25 pour cent de la réduction nécessaire.

  • Dans les provinces ayant des réseaux électriques intenses en carbone, particulièrement en Alberta, en Saskatchewan, au Nouveau-Brunswick et en Nouvelle-Écosse, 30 pour cent des bâtiments devront être dotés de systèmes d’énergie renouvelable pour atteindre la cible. Cette mesure réduira les émissions de 0,9 MT d’équivalent CO2, ce qui correspond à 13 pour cent de la réduction nécessaire.

« Ce rapport établit très clairement que les investissements stratégiques ciblés dans les bâtiments existants offrent une excellente opportunité d’importantes réductions de carbone à la grandeur du pays », a déclaré Thomas Mueller, président et chef de la direction du CBDCa. « Nous montrons comment chaque région peut contribuer à l’atteinte des objectifs du Canada en matière de changement climatique par une approche ciblée à la rénovation des bâtiments et à l’énergie propre. Les gouvernements de tous les niveaux sont encouragés à élaborer des politiques et des programmes progressistes pour orienter l’investissement et soutenir l’établissement d’une solide économie de la rénovation au Canada. »

Le rapport présente les recommandations de politiques suivantes au gouvernement fédéral : inclure un indicateur des GES dans un futur code de rénovation des bâtiments du Canada; créer des feuilles de route régionales pour les rénovations; prioriser les investissements dans des projets de rénovation évolutifs; et soutenir l’adoption de l’analyse comparative énergétique obligatoire.

A Roadmap for Retrofits in Canada sera suivi d’un troisième rapport dont la publication est prévue pour le printemps 2018. Ce rapport présentera des options de politiques susceptibles de surmonter les obstacles qui empêchent la mise en œuvre de projets de rénovation et identifiera les mécanismes de financement nécessaires pour stimuler l’économie de la rénovation. Pour de l’information sur les efforts de sensibilisation du CBDCa et les études de marché connexes, visitez le www.cagbc.org/advocacy.

Ce rapport a été rendu possible grâce au généreux soutien de la Real Estate Foundation of British Columbia.

[1] Ce total comprend les 6,6 millions de tonnes provenant de ces mesures recommandées par le CBDCa qui s’ajoutent aux 5,6 millions de tonnes déjà prévues dans un scénario de « statu quo ».

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Personne-ressource pour les médias
Renée Rietveld
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Au sujet du CBDCa
Le CBDCa (www.cagbc.org) est le principal organisme national de l’industrie voué à la promotion des pratiques liées aux bâtiments durables et à l’aménagement de collectivités durables. En tant que porte-parole du bâtiment durable au Canada, il travaille étroitement avec ses membres nationaux et les membres de ses sections régionales dans une volonté de verdir tous les bâtiments. Le CBDCa réduit les impacts environnementaux du cadre bâti par ses activités de certification de projets, de sensibilisation et de recherche. Il aide aussi à combler les besoins en main-d’œuvre qualifiée et il a offert de la formation sur le bâtiment durable à plus de 30 000 professionnels du pays depuis 2002. Le CBDCa détient la licence d’utilisation du système d’évaluation des bâtiments durables LEED au Canada et il a lancé la première Norme du bâtiment à carbone zéro au pays cette année. Il appuie les normes WELL Building Standard et GRESB au Canada, et il supervise les activités de la Coalition canadienne pour des écoles vertes. Enfin, le CBDCa est membre du World Green Building Council (Conseil mondial du bâtiment durable) qui appuie les efforts internationaux visant à réduire les impacts environnementaux du cadre bâti.

Au sujet de WSP
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[i] Remise en service : l’optimisation de la performance et du fonctionnement des systèmes énergétiques des bâtiments existants s’appelle la remise en service. Faisant suite à un examen des systèmes, les mesures mises en œuvre peuvent porter sur l’entretien de l’équipement, des ajustements aux commandes et des rénovations mineures de l’équipement. Ces rénovations peuvent porter sur l’amélioration de l’éclairage, l’amélioration de la qualité de l’air intérieur et le remplacement des chaudières.

[ii] Les rénovations en profondeur portent sur le remplacement ou la modernisation de systèmes et d’équipements majeurs. Généralement effectuées lors de grands travaux portant sur l’enveloppe du bâtiment et le remplacement d’équipements majeurs, de travaux réalisés par un nouveau propriétaire ou en raison d’un changement d’usage et de travaux visant une certification de bâtiment durable. Ces rénovations peuvent porter sur les changements du système de CVCA, le remplacement des fenêtres et d’autres améliorations à l’enveloppe et aux systèmes.

[iii] Énergie renouvelable : même s’il existe bien des formes d’énergie renouvelable sur place, comme la thermie solaire, la biomasse, l’énergie éolienne et l’énergie de micro centrales hydroélectriques, la production d’électricité à l’aide de panneaux photovoltaïques (PV) solaires est la forme d’énergie renouvelable la plus couramment utilisée dans les bâtiments existants.

[iv] Remplacement des combustibles : le remplacement des générateurs d’air chaud, des chaudières et des équipements distribués alimentés par du gaz naturel et d’autres combustibles à grande intensité carbonique, par des appareils et équipements sobres en carbone, comme des systèmes électriques à haute efficacité, notamment des thermopompes.